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Aujourd’hui, j’ai interviewé Mohammed El Yamani, le marathonien qui n’a peur de rien !

 

Salut à toutes et à tous,

Arrêtez tout ! Aujourd’hui, vous allez pouvoir découvrir, à travers ce nouvel interview, un très grand champion qui mérite qu’on parle de lui. Mais avant, je voulais avant toute chose vous remercier pour tous vos messages que j’ai reçu sur les réseaux sociaux, à l’occasion de ma dernière interview.

Bon, il est temps de rentrer dans le vif du sujet !


Bonjour Mohammed El Yamani ! Pour démarrer cet interview, je te laisse te présenter.

Bonjour Tayeb, je m’appelle Mohammed El Yamani, j’ai 53 ans, je suis père de 2 enfants et j’exerce le métier de régisseur de concerts de musique classique.

Quand tu étais petit, quel sport te faisait rêver ?

Ma pratique sportive a débuté à l’âge de 30 ans en 1994, même si mon intérêt pour le sport en particulier le football et l’athlétisme, a toujours été important depuis l’adolescence. Mes premiers souvenirs de grands événements sportifs remontent à 1982 avec la coupe du monde en Espagne avec le Brésil de Zico, Junior, Falcao, Socrates et les jeux olympiques de Los Angeles avec Carl Lewis Edwin Moses, Said Aouita, Sébastien Coe et Nawal El Moutawakel .

Depuis combien de temps cours-tu ?

Je suis arrivé à la course à pied par un pur hasard. J’ai lu le portrait d’un coureur de 64 ans, qui a participé à toutes les éditions du 20km de Paris et ça m’a fasciné. Je me suis dit que s’il était capable de courir 20 km à son âge, alors je serai capable d’en faire autant .
Ma première compétition, quelques semaines après la lecture de ce portrait, était la première édition du semi-marathon de Saint-Denis, appelé à l’époque le semi du Grand Stade où je termine en 1h19 avec une honorable 45ème. Quelques semaines après, je finissais un 10km en 33’35 et un premier marathon en 2h34, juste par défi avec des amis, sans préparation spécifique .
La suite était plus des préparations structurées avec des plans d’entraînement personnalisés au sein d’un groupe performant. Les chronos sont arrivés rapidement 31’15 au 10km, 1h08′ au semi, et 2h22’24 au marathon à l’âge de 38 ans .

A ce jour, combien comptes-tu de courses officielles et combien de podiums?

Je suis incapable de répondre mais je sais juste que j’ai terminé 25 marathons sur 26. Je suis monté 6 fois sur un podium lors des différents championnats de France en individuel et 5 fois par équipe.
Généralement, sur une saison, je participe à 12/15 compétitions. Je me suis passionné dès mes débuts pour le marathon, j’ai toujours considéré le marathon comme une passion bien plus qu’une distance à parcourir. J’aime le marathon autant que j’aime la vie .

Quelles sont tes passions ?

À côté de la course à pied, j’ai une grande passion pour le théâtre. Ca fait plus que 15 ans que je m’abonne à la Comédie Française. Du côté de ma vie professionnelle, j’ai la chance d’évoluer dans le milieu de la musique classique, c’est une chance qui m’a permis de m’ouvrir sur d’autres formes musicale et particulièrement le jazz et le blues.

 Comment analyses-tu ton début de saison 2017 ? Et raconte nous rapidement comment s’est passée ton année 2016.

Ma saison 2017 a bien démarré avec une saison de cross encourageante jusqu’au championnat de France.
Dans 4 semaines je serai au départ du marathon de Londres avec toujours la même ambition, celle d’être le plus performant possible. C’est vrai que le millésime 2016 était exceptionnel avec Rotterdam en 2h27 et Berlin en 2h28 à 52 ans, un record de France Masters 2 avec la 10ème performance mondiale de tous les temps de la catégorie.
C’est rééditer ces chronos voire faire mieux, qui me motive tous les jours à l’entraînement. Je fais mien un proverbe qui dit que « l’impossible est par principe inatteignable, mais on peut le prendre comme point d’horizon pour s’en approcher le plus possible ».

Que fais-tu pour te motiver dans une grosse épreuve quand ça devient difficile ?

Dans mes marathons, quand le poids des kilomètres devient lourd, j’essaye de retrouver dans ma tête des images positives de l’entraînement et surtout j’essaie de visualiser dans ma tête la joie de la ligne d’arrivée. On n’est jamais la même personne après un marathon. Le marathon n’est jamais une souffrance, c’est une joie.

Quelle est la dernière paire de chaussures que tu as acheté pour courir? Et quel est ton modèle préféré ?

Depuis une quinzaine d’années, je suis fidèle aux Adizero adios d’Adidas. Dans ma pratique sportive, j’ai développé une certaine forme de fétichisme, j’ai du mal à changer de modèle à tel point que j’ai gardé un short pour les compétitions pendant 7 ou 8 ans.

As-tu un parcours préféré quand tu cours le dimanche matin ?

Le dimanche matin, pour mes sorties longues, j’ai souvent le choix entre le bois de Boulogne pour son étendue et son côté plat et le Parc de Saint Cloud pour son côté vallonné .

Peux-tu nous raconter une anecdote lors d’une de tes sorties running ?

En 2012, je suis allé courir le marathon de Chicago, l’un des plus beaux marathonx du monde, après 2 ans de blessures à répétition et sans vraiment de prétentions chronométriques. La veille, un ami vient m’informer qu’il y a 2500$ pour le premier vétéran et il me lance le défi  » si tu gagnes, tu payes le resto ». Ne croyant pas à une potentielle victoire, je lui réponds :  » si je gagne, je t’invite au Bristol ».
Le jour du marathon, à 200m de l’arrivée, j’entends quelqu’un crier « le Bristol, le Bristol « , j’ai compris que j’avais gagné. C’est l’arrivée qui m’a offert le plus d’émotions. C’était une victoire après 2 ans de blessures avec un chrono de 2h24 . Évidemment, j’ai payé le Bristol.

Que manges-tu la veille d’une course ?

Je ne m’impose pas trop de restrictions alimentaires, j’ai une hygiène de vie équilibrée. Pour les petites distances jusqu’au semi marathon, je ne fais pas spécialement attention du moment où c’est équilibré. Par contre, pour le marathon, je me restreins la dernière semaine avant le marathon à une application rigoureuse du régime scandinave dit régime dissocié.

Je suis obligé de te poser cette question : je sais que tu conseilles beaucoup de coureurs et que tu les aides pour progresser alors pourquoi ne pas devenir entraîneur ?

Pour le moment je n’ai pas la vocation de devenir entraîneur dans un cadre formel, je me considère toujours comme coureur à 100% .

Quels sont tes objectifs pour 2017 ?

Mes objectifs pour 2017 restent les mêmes que ceux de 2016 et 2015, c’est à dire être le plus performant possible et garder la même détermination et volonté à l’entraînement et en compétition, surtout garder la même envie, le même plaisir et la même joie de mes premières années en course à pied .
Où peut-on te retrouver sur le Net ?

Je passe tellement de temps à l’entraînement, en plus de ma vie professionnelle et familiale que, du coup, j’ai peu de temps à consacrer aux réseaux sociaux. J’ai la chance de faire partie d’un groupe d’entraînement, la « Team Lenglen Running Paris », un groupe soudé et motivé. Sébastien, le responsable, se charge de la communication du groupe via le site internet et a page Facebook du groupe et il le fait très bien.

Mille mercis Mohammed El Yamani pour avoir accepté de répondre à mes questions.

Je vous mets quelques photos ci-dessous de Mohammed El Yamani :



2 réponses à “Aujourd’hui, j’ai interviewé Mohammed El Yamani, le marathonien qui n’a peur de rien !”

  1. Ludo dit :

    Super article ! Un très grand champion bravo

  2. Vincent dit :

    La classe ! Belle rencontre

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